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La confiance
12e
dimanche
Lectures
bibliques |
| Évangile Les conseils que Jésus donne à ses disciples avant de les envoyer sur les routes du monde peuvent s’appliquer totalement à sa manière d’être et d’agir. En effet, il n’a jamais eu peur de parler ouvertement ni d’aller contre-courant; il ne s’est pas découragé devant le refus, il n’a pas cherché le consensus facile et superficiel de la majorité. Si l’évangélisation est le premier devoir de toute l’Église, le chrétien n’est pas et ne peut pas se réduire à un simple client de cérémonies religieuses. L’annonce chrétienne n’est pas faite de secrets mais de vérités qui doivent être « criées sur les toits ». Le chrétien ne craint pas de perdre quelques avantages humains pourvu qu’il reste fidèle à l’Évangile. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps ». Jésus exhorte à ne pas craindre les difficultés et les échecs : le Père s’occupe même des moineaux qui ont une valeur commerciale exiguë; il se préoccupera davantage des personnes qu’il a créées à son image et ressemblance et qui s’occupent de son règne. C’est la fidélité à l’Évangile de Dieu qui assure le salut entier et durable. Ce qui n’est pas vécu avec Dieu et pour lui risque l’échec total que Jésus évoque avec l’image de la Géhenne familière à ses auditeurs. En effet, c’était la vallée du sud-ouest de Jérusalem où l’on brûlait continuellement les déchets de la ville et l’endroit où avaient lieu jadis les sacrifices humains au dieu Molok. La référence est donc assez significative. Première lecture et psaume La vie du prophète comme celle de tout chrétien authentique doit faire face à des moments difficiles qui exposent au doute, à la peur et au découragement. Ces situations ont été vécues surtout par le prophète Jérémie qui est devenu le symbole des souffrances mêmes du Christ.
La Parole de Dieu nous exhorte à ouvrir le cœur à la confiance avec les
paroles du prophète : « Le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable;
mes persécuteurs s’écrouleront, impuissants. Leur défaite les couvrira
de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable ». Deuxième lecture La grâce, l’amour infini de Dieu dépasse infiniment nos mérites. La grâce est plus forte que notre péché. Notre solidarité avec le Christ, nouvel Adam, dépasse de beaucoup notre solidarité avec l’ancien Adam qui est toujours latente en chacun de nous. Les paroles de l’apôtre Paul ouvrent notre cœur à l’espérance devant toutes les difficultés et toutes les déceptions venant des combats intérieurs et extérieurs. Annoncer Dans la page évangélique d’aujourd’hui, le discours missionnaire de Jésus à ses disciples se poursuit. Ils ne doivent pas se fier aux tactiques propagandistes de ce monde. Ils annoncent le message par leur manière d’être et de s’exprimer, sans duplicité, sans se préoccuper d’obtenir ou de sauvegarder des privilèges. Comme chaque chrétien authentique, l’Église est appelée à s’intéresser à l’homme, à son bonheur. En effet, en nous intéressant aux personnes et à leurs problèmes, nous pouvons annoncer l’Évangile de Dieu d’une manière crédible. Enseigner Un proverbe populaire connu dit que le diable fait les marmites mais pas les couvercles. Au cours de l’histoire, la sagesse populaire a fait l’expérience que, tôt ou tard, la vérité triomphe toujours. D’ailleurs, Jésus a affirmé que les cieux et la terre passeront mais que ses paroles ne passeront pas. Cette confiance doit nous donner la force et la sérénité dans l’annonce du message de Dieu, de sa justice et de sa vérité. Exhorter Si nous le reconnaissons devant les hommes, Jésus nous reconnaîtra comme ses disciples au jour du dernier jugement alors que ce n’est pas nous qui parlerons pour présenter nos mérites et nos démérites mais que ce seront les autres qui, par la bouche de Jésus, émettront le jugement sur nous. Nous reconnaissons le Christ si nous connaissons nos frères. Introduire au mystère Notre participation à l’Eucharistie dominicale et festive « avant d’être une question de précepte, est un question d’identité. Le chrétien a besoin du dimanche. On peut s’évader du précepte mais pas du besoin » (CEI, GdS 8). Il y a un autre aspect que nous oublions souvent : notre présence à l’assemblée eucharistique dominicale est aussi reconnaître le Christ devant les hommes, un choix clair que nous sommes pour le Christ et pour son Évangile. S. Sirboni
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