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Ils
l’accompagnèrent, 15
janvier 2012 Lectures
bibliques Me
voici, Seigneur, 1
Co 6,13b-15a.17-20
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La vocation est le thème de la liturgie d’aujourd’hui. Dans la première lecture, nous avons le récit de l’appel du jeune Samuel. L’histoire commence en affirmant que la Parole de Dieu était rare en ces jours-là. Il y a un mystérieux silence de Dieu. Cependant, au cœur de la nuit, Samuel entend une voix qui l’appelle. Il ne sait pas que c’est Dieu, et par conséquent, il court vers le prêtre Éli (l’institution). Mais, même Éli ne sait pas identifier tout de suite la voix du Seigneur. Cela signifie que la Parole de Dieu n’est pas d’une évidence immédiate. Nous avons dit que Dieu se fait entendre la nuit, dans le silence des paroles humaines, lorsque tout se tait. Percevoir Celui qui appelle n’est possible que dans le silence. Puis, sa parole appelle Samuel par son nom. Et c’est précisément en raison de cet appel personnel que Samuel prend conscience de lui-même et qu’il assume librement son nouveau destin prophétique. Le psaume 39 nous parle aussi de vocation. Mais dans ce cas, nous n’avons pas la perception directe de la Parole de Dieu. L’orant perçoit l’appel divin en se mettant àl’écoute des Écritures ¨« Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse » (v. 8-9).
Dans l’Écriture Sainte, il y a des paroles qui nous concernent et qui
attendent que nous les accueillions. Comme Erri De Luca notait, nous
avons alors l’expérience de nous sentir « rejoints, comme en été, par
le fragment d’une comète qui prend feu justement devant nos yeux grand
ouverts dans la noirceur ». Au delà du Jourdain Une donnée émerge, même si elle n’est pas d’une évidence immédiate : contrairement aux Synoptiques, l’évangéliste ne dit pas que les deux qui suivaient le Baptiste étaient des pêcheurs. Il les appelle tout de suite disciples. C’est un premier aspect qui souligne un élément anthropologique important : un besoin radical de salut habite l’être humain. Un besoin que nous pouvons aussi appeler sens; un sens qui doit animer et nourrir la vie et la mort, les œuvres et les jours. La rencontre du Christ part donc de cette écoute profonde, de ce besoin radical de sens que chaque personne porte en soi. D’où la nécessité de se mettre à l’école d’un maître, d’une médiation. Pour les deux disciples, la figure de référence, c’est Jean. Toutefois, le médiateur indique quelqu’un d’autre; ce n’est pas au hasard – note l’évangéliste – que lorsque Jean voit passer Jésus, il le montre tout de suite comme l’Agneau de Dieu (cf. Jn 1,36). Jean reconnaît en Jésus, le Serviteur de Dieu, pour indiquer deux choses : l’origine de Jésus (ex alto) et le but de sa venue dans la chair (le salut du monde). L’annonce de Jean ne ferme cependant pas les disciples sur une révélation (si importante qu’elle soit); elle les ouvre àla liberté de la personne de Jésus sur qui le ciel s’est définitivement ouvert (cf. Jn 1,51). La recherche Sur les paroles de Jean, les deux disciples commencent à suivre Jésus. À un certain point, il se tourne vers eux et les interroge sur le motif de leur suite : « Que cherchez-vous?». À quoi vous attendez-vous en me suivant? Ils savaient bien qui ils étaient en train de suivre (le Serviteur de Dieu); alors en leur posant cette question, Jésus veut vérifier leurs motivations. C’est un grand moment de vérité dans le cheminement vocationnel. Les deux disciples répondent d’abord en reconnaissant Jésus comme maître, puis ils lui demandent où il demeure. En un mot, ils veulent savoir qui il est, connaître son identité. La réponse est à la fois une invitation et une promesse : « Venez, et vous verrez ». L’invitation est au présent, la promesse s’ouvre sur le futur. Pour l’évangéliste, le verbe venir est synonyme de croire. Jésus fait donc appel à la foi des deux. Au contraire, voir exprime l’expérience qui dérive du fait d’avoir cru en Jésus. La naissance de la première communauté chrétienne en est la conséquence. Voilà pourquoi on souligne que c’était vers la dixième heure (quatre heures de l’après-midi); la dixième heure est l’heure des accomplissements. Les deux disciples ont ainsi été exaucés dans leurs attentes profondes. Jésus
et Simon
À noter que l’initiative vient entièrement de Jésus; il connaît son
interlocuteur (« Tu es Simon »), il connaît sa générosité et les lâchetés
dont il est capable. Nous pourrions dire que Jésus appelle l’homme,
dans sa complexité, et qu’il l’invite à une démarche de conversion.
Il connaît aussi l’itinéraire parcouru précédemment par Simon; en effet,
ce dernier était disciple de Jean Baptiste (le fils de Jean).
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