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Le
roc
9e
dimanche
Lectures
bibliques |
| Évangile Écouter la Parole et la mettre en pratique, c’est la synthèse de tout le message de Dieu qui atteint son sommet dans la Parole qui s’est faite chair, c’est-à-dire vie. L’écoute est donc l’attitude préalable et indispensable à la réalisation de l’alliance avec Dieu. « Si vous entendez ma voix et gardez mon alliance, vous serez ma part personnelle parmi tous les peuples - puisque c’est à moi qu’appartient toute la terre » (Ex 19, 5). Ainsi les dix Paroles ou commandements sont-elles introduites par l’exhortation : « Écoute, Israël » (Dt 5, 1). Cette exhortation constitue la prière quotidienne du pieux israélite : « Écoute, Israël. Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur Un. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force » (Dt 6, 4-5). Le récit évangélique d’aujourd’hui est la conclusion du discours de la montagne où Jésus, que l’évangéliste Matthieu présente comme le nouveau Moïse, proclame les béatitudes - la loi de la nouvelle alliance. Jésus affirme clairement qu’il ne suffit pas d’écouter, de connaître et de réciter les paroles des Écritures. Le « heureux », l’héritier du royaume est celui qui fait la volonté du Père. La parabole de la maison construite sur le sable et de celle qui est construite sur le roc offre une image éloquente de la vie de celui qui écoute vraiment la Parole, et de celui qui, au contraire, entend mais n’écoute pas vraiment et qui, par conséquent, ne la met pas en pratique. Cette image anticipe en quelque sorte le jugement final que le Seigneur rendra sur chacun de nous, non pas à partir des paroles mais à partir des actions : « Allez-vous en loin de moi, artisans d’iniquité » (Mt 25, 41). Première lecture et psaume Ce passage du Deutéronome termine les chapitres 5 -11 dédiés au décalogue et à son commentaire. C’est donc la recommandation ultime qui résume toute la loi. L’exhortation à lier les paroles de Dieu à la main et à garder ces paroles comme un pendentif entre les yeux a donné naissance aux phylactères c’est-à-dire aux petits étuis que, encore aujourd’hui, durant la prière, les Israélites fixent à leur front avec des lanières de cuir partant du bras gauche. Au-delà des bonnes intentions de rendre visible l’écoute de la Parole de Dieu, cette pratique finit parfois par se réduire à une pure ostentation de religiosité extérieure à laquelle ne correspondait pas une attitude de vie cohérente. Jésus a eu des paroles très dures contre le faux usage de ces signes (cf. Mt 23, 5). En chantant Dieu comme le roc et le rocher de notre vie, le psaume 30 veut souligner le lien entre l’écoute de cette page et la parabole évangélique, surtout à travers le refrain : « C’est toi, Seigneur, le rocher qui me sauve ». Deuxième lecture Même si durant le temps ordinaire, le thème de la deuxième lecture n’est pas lié à l’Évangile, aujourd’hui, le récit de la lettre aux Romains s’insère assez bien dans le message global de la liturgie de la Parole. En effet, l’apôtre Paul répète avec insistance que ce n’est pas l’exécution matérielle de la loi qui sauve mais la foi en Jésus Christ. C’est la foi qui, par le baptême, nous unit à lui et nous engage à vivre comme lui. Cette foi n’est pas contre la loi; elle la dépasse. Annoncer L’identité chrétienne ne se manifeste pas en étalant une myriade de signes religieux ni en multipliant les paroles pieuses. Le chrétien authentique n’a pas d’idole à défendre avec acharnement. La présence chrétienne se manifeste surtout dans les actions concrètes des chrétiens. La personne vraiment chrétienne n’a pas besoin de crier sur les places… « Ce n’est pas celui qui dit : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux ». Enseigner Nous pouvons regarder sans voir, entendre sans écouter. La parabole de la maison construite sur le roc ou sur le sable met en opposition un homme sage et un homme insensé. La première distinction que nous, chrétiens, devrions apprendre à faire, sans nous laisser conditionner par les bavardages et les images; et même avant de distinguer les croyants et les non-croyants, c’est la distinction entre pensants et irréfléchis, honnêtes et malhonnêtes, sincères et faux. Les actions ont la priorité sur les paroles. Exhorter …Il ne suffit pas d’avoir des personnalités ecclésiastiques ou des personnes dévotes comme amis; il ne suffit pas d’être les parents d’un prélat ou d’un saint pour être crédibles; il ne suffit pas de fréquenter l’église et d’observer les traditions religieuses. Les éventuelles exaltations charismatiques ne sont pas suffisantes. Pour être chrétien, il faut devenir des artisans de la justice; tout le reste est secondaire. Introduire au mystère Avant la réforme liturgique du Concile Vatican II, la messe terminée (avec l’envoi et la bénédiction) avait une série d’appendices dévotionnelles : le prologue de saint Jean, les acclamations en réparation des blasphèmes (= Dieu soit béni; béni soit son saint nom…), la prière à saint Michel archange introduite par le pape Léon XIII, la triple invocation au Sacré Cœur de Jésus et souvent d’autres prières ajoutées pour des nécessités et des circonstances particulières. Avec la réforme liturgique
du Concile Vatican II, la messe a retrouvé sa sobriété originelle et claire.
Nous sommes conscients qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter d’autres paroles
à la célébration du sacrifice du Christ. La prière du Christ contient
toutes nos intentions de prière.
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